Les détenus ont souvent été des victimes avant de devenir des agresseurs. Un jour, ils ont été de l'autre côté,
du côté des "gentils". Et à ce moment là, leurs souffrances n'ont pas forcément été entendues. Une personne qui commet des viols, agressions sexuelles ou délits sexuels a souvent été l'objet de
convoitises sexuelles pendant son enfance ou son adolescence. Pourquoi reproduisent-ils ce qu'ils ont vécu ?? Je ne sais pas mais évitons le jugement trop rapide, trop hâtif sans chercher à
savoir, sans chercher à comprendre plus loin que ce que les médias transmettent... La pauvreté est aussi un facteur important qui engendre le vol, la prostitution, la marginalisation... Tous
n'ont pas la chance d'être nés au bon endroit, au bon moment ...
par Stagiaire en prison
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Parce que ne peut pas aider les gens contre leur grès, parce que l'on ne peut pas aller les chercher en cellule,
parce qu'ils sont en droit de refuser de nous voir, parce qu'ils baissent les bras quand ils ont le sentiment que leur peine n'en finit pas, parce que parfois ils n'ont pas envie de parler...
C'est le métier qui rentre, mais parfois j'aimerais avoir une baguette magique pour pouvoir les aider. Pour éviter ces refus de communiquer que l'on ne comprend pas toujours ...
par Stagiaire en prison
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Il faut savoir aider les agresseurs si nous ne voulons pas qu'il y ait d'autres victimes. Ce n'est pas pour cela
que je sous-estime la souffrance des victimes...
par Stagiaire en prison
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Vous l'aviez deviné (pour certains d'entre vous), je suis effectivement stagiaire psychologue .... Le temps me
manque en ce moment (examens, mémoire, stage, vie personnelle...) mais je reviens très vite. Je profite de cet article pour remercier les 500 visiteurs uniques qui sont venus ici en un mois, les
nombreuses personnes qui m'écrivent par mails et celles qui me laissent leurs pensées via les commentaires. Merci à vous de suivre mes "aventures"...
par Stagiaire en prison
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Comme la question m'a été posée par mail et qu'elle m'est aussi souvent posée quand j'évoque mon stage, je vais y
répondre publiquement. Les patients doivent demander par écrit pour voir un psychologue et pour commencer le suivi, il ne s'agit par de quelque chose d'automatique, ni d'obligatoire. Ils peuvent
cesser le suivi quand ils le souhaitent. Les psychologues sont dépendants d'un centre hospitalier et non du ministère de la justice ou de l'administration pénitentiaire. Les entretiens sont donc
strictement confidentiels et même si un patient avoue dans notre bureau des faits qu'il nie devant le juge, cela n'aura aucune conséquence pénale pour lui. Nous ne pouvons donner à la
justice aucune information sur le patient. La seule chose que nous pouvons communiquer, c'est une attestation de suivi pour prouver que la personne a entrepris des démarches mais rien de plus...
Les personnes qui se voient condamnées a peine d'emprisonnement ferme et à une injonction thérapeutique (=obligation de soins) ne sont pas dans l'obligation de faire ces soins pendant leur
incarcération, ils peuvent attendre leur sortie pour prendre contact avec un psychologue à l'extérieur.
par Stagiaire en prison
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